21 novembre 2009

Wet Coast

On savait que ça viendrait, on était prévenu... Mais on se demandait si c'était vraiment si pire... Ben oui, ça l'est ! Maintenant on se demande si c'est possible que ça s'arrête un jour ! Est ce que le soleil existe encore sur cette terre ? Cela fait un mois que le temps d'automne s'est abattu sur la côte Ouest. Il ne pleut pas tous les jours, ni peut-être toute la journée..., mais quand même il tombe beaucoup beaucoup d'eau et c'est vraiment vraiment gris !


Les perturbations venant du Pacifique se succèdent et se ressemblent, du moins pour nous. Mais pour un vrai vancouverois il y a des nuances. Il y a les jours de "heavy rain" que personne n'aime, il y a la "regular rain" qui met du baume au coeur et il y a la "light rain", jour de fête ! Mais en bref, c'est toujours pareil, les perturbations chargées d'humidité du Pacifique viennent heurter les Rocheuses et tout se déversent sur la côte. Les gens d'ici sont passablement habitués, les sportifs s'entrainent sur les terrains détrempés, les voiliers sortent, les bottes de pluie de toutes les couleurs sont très tendance, les cyclistes resemblent à des sacs de plastiques,... Nous ce qu'on aprécie surtout c'est quand ça s'arrête !


Ce qu'on apprécie aussi, c'est que sans s'en être vraiment rendu compte, il a neigé en masse en montagne. Toutes les stations de ski ont ouvert la semaine dernière. Whistler se vante que c'est le "snowiest november ever" avec des records de neige (2m40 de neige à 1600m actuellement, 70 cm en 24h ça fait pas mal en effet). C'est parti aussi pour le ski de fond et la raquette évidemment. Pour la rando, on va attendre un peu puisque la visibilité est passablement faible ces jours... et le danger d'avalanche plutôt fort...

Snowshoes on Mt Seymour

L'éclaircie de la semaine...

La montagne et la côte ; deux saisons différentes

7 novembre 2009

NYC Marathon

« Just do it » allez savoir pour quoi, ce slogan résonnait dans ma tête chaque fois que j’y pensais. Peut-être que c’est l’œuvre du matraquage publicitaire de la marque à la virgule, mais pourtant mes pantoufles portent un nom beaucoup plus inspirant « Anima sana in corpore sano », un esprit sain dans un corps sain. Autre incohérence, car quand on s’y attarde, on voit bien que cela n’a rien de sain, ni pour le corps, ni pour l’esprit. Quel esprit sensé traverserait un continent, se lèverait aux aurores pour manger une assiette de pâte sans sauce pour aller rejoindre 43,600 compères sur une île qui n’a rien de paradisiaque.

Cet appel du marathon était plus fort que moi. Il y a plusieurs années que je résiste, j’avais bien failli céder il y a 10 ans, mais une lueur de bon sens avait réussi à me faire retrouver la raison. Cette fois-ci, rien, pas même le H1N1, ou son frère, le virus qui donne à ma chérie une voix de cammioneur, ne veulent me donner un prétexte pour renoncer. Même ma tendinite contractée un mois avant lors de ma dernière longue sortie ne me rappelle pas à l’ordre, cela à l’air d’aller, « pas pire » comme on disait il y a quelques mois, « not too bad » comme on dit maintenant.


Dernier jog dans Central Park

Me voilà donc en route, j’entre dans la station de métro, il est six heures moins dix, outre quelques rares fêtards avinés et fatigués, des humanoïdes étranges se retrouvent, un dossard sur la poitrine, des collants-moulant, une bouteille de Gatorade à la main. A chaque station, ils sont davantage à envahir la rame de métro, ils n’ont pas vraiment l’air heureux, plutôt soucieux, anxieux. Toute les 5 minutes, ils boivent frénétiquement une gorgée de leur précieux liquide comme si cela allait être la dernière. Soudain, dans un même élan, le flot d’humanoïdes en leggings se déverse dans les rues de Manhattan et se dirige inexorablement vers l’Océan et l'embarcadère des Ferry.

Cela pousse, joue des coudes, personne n'a envie de rester à quai. Nous voici sur le Ferry pour Staten Island avec mes frères d’infortune, pas tant que cela tout de même parce que la fortune il en fallait pour gagner son ticket d’entrée à la loterie, puis après pour s’offrir l’inscription, le trajet et l’hébergement dans la ville de tous les superlatifs. Il y en a tout de même certains qui n’ont pas la même chance que nous qui sont là juste pour profiter de la traversée gratuite. L’un d’eux vient s’asseoir à côté de moi, haleine fétide, anorak qui sent l’urine, désolé, de si bon matin, je dois changer de banc… c’est New York, les Etats-Unis, tout est possible et ce SDF au milieu de nantis au collant moulant high-tech et leur breloque Polar ou Garmin au poignet vient me le rappeler. Cent ans plutôt, ils étaient des dizaine de milliers de toues classes sociales à avoir fait le grand saut et embarquer pour le Nouveau-Monde, des rêves plein la tête, ils avaient vu comme moi ce matin-là, cette statue levant le bras pour les accueillir. C’est fou parce que cela semble si loin, mais c’était hier…

Départ : Verrazano bridge.

Mes rêveries s’achèvent en même temps que la traversée. Il est temps de penser à des choses plus terre à terre : pipi – caca. Jusqu’au grand départ, qui ne sera donné que dans deux heures, c’est la préoccupation majeure de l’intégralité des bipèdes qui se retrouvent sur cette île. Je ne sais pas si c’est l’angoisse de perdre quelques secondes ou l’idée de devoir le faire dans une de ces toilettes portable insalubre, mais personne n’a envie de devoir soulager un besoin naturel durant la course.

Les haut-parleurs dictent la marche à suivre comme des sergents major de l’armée Suisse, sauf que c’est en anglais, français, espagnol ou chinois que les ordres sont donnés. Pas en suisse allemand, donc cela fait moins peur. Neuf heure vingt, c’est le moment pour ma vague, la bleue, de se préparer pour le départ. On nous place dans notre box comme des chevaux de course en fonction de nos temps espérés, quelques ruades pour se faire une bonne place, abandon de nos dernières couches vestimentaires superflues au profit des œuvres de charité et on se met en marche pour la ligne de départ, le Verrazano Bridge. L’hymne national résonne, comme avant toute compétition sportive de ce côté-ci de l’Atlantique, puis feu, c’est le départ ! Nous sommes 14’000 dans cette vague à nous élancer vers l’inconnu. Ce n’est pas que le parcours ne soit pas balisé, bien au contraire, la foule est déjà là à la sortie du pont pour nous guider jusque vers Central Park.


C’est notre voyage intérieur qu’il faut gérer, sans boussole ni GPS. Moi, j’ai quand même des balises, je sais que ma chérie m’attend au miles 3, 8, 16 et 24, j’ai pas le droit de me perdre en route, après toutes ces heures où je l’ai abandonnée ou contrainte à m’accompagner me faire la causette en bicyclette, je ne veux pas lui poser un lapin. Pourtant passer la mi-course et le Queensboro Bridge, un col hors-catégorie pour un marathonien, il devient facile de s’égarer. Ces petits riens : cette petite douleur dans le mollet, ce pli dans la chaussette, viennent, à chaque impact sur le sol, frapper à la porte de votre subconscient en lui chuchotant, criant, puis hurlant : « arrête! arrête! arrête! » au fur et à mesure que l’inconfort augmente. Aujourd’hui, il est si facile de rester dans sa zone de confort, bien au chaud dans sa grosse voiture climatisée, on passe au drive-in pour se commander un ca… une boisson brunâtre surdimensionnée et un Bagel. Le soir, c’est la pizza ou le fish and chips qui se font livrer directement dans notre assiette, et quand on a besoin d’un petit peu d’évasion, un bon petit DVD.

Je pense à tout cela pendant que je cours, je refais le monde, c’est ma technique pour détourner mon esprit des petits tracas qui finissent tôt ou tard par arriver, mais je suis déjà dans le Bronx, je tiens mon rythme de croisière, 5 minutes au kilomètre, 8 minutes au miles, alors qu’on vire à 180 degré pour enfin mettre le cap sur Central Park, le parc de la délivrance. C’est dur parce que chacun de mes muscles est tétanisé, parce que chaque bosselette est une montagne, mais le compte à rebours est en marche, chaque pas me rapproche du but et la plupart de ceux qui m’accompagnent ont l’air bien plus mal en point que moi.

Quarantième kilomètre, quarantième rugissant, car on est maintenant dans Central Park, c’est du délire, la foule ondule pour laisser passer ces accros du bitume au bord de l’agonie. Parmi tous ces inconnus, un visage qui m’est familier : «Yes Caro, I am doing it ». Pour être sûr d’épuiser le dernier soupçon d’énergie qui pourrait nous rester, la ligne d’arrivée est au sommet d’une dernière bosse, mais c’est bon, la voici : 3h 28min 47s. I did it !


Pour qui, pour quoi, … pour soi, pour le plaisir, le rêve, le défi, l'envie d'aller plus vite, plus loin, plus haut. C'est un peu pour la même raison qu'il y a deux ans et demi nous avons quitté la Suisse, pour découvrir un autre monde, d'autres cultures, une nouvelle langue, d'autres défis. On a choisi de vivre nos rêves plutôt que de rêver notre vie. Maudit chanceux qu'on est de pouvoir faire cela!

Voilà pour le récit historico-philosophico-sportif de ma course, le plus long article sur ce blog à ce jour, le dernier en ce qui me concerne puisque Carole me confisque le clavier et me dit d'aller écrire un livre à la place.

17 octobre 2009

Mountain bike

Parlons un peu mountain bike, un sport un peu différent sur la West Coast...






La côte Ouest est connue pour être le berceau du mountain bike freeride ou extreme. Pas celui qu'on aurait choisi en premier lieu, mais finalement on y trouve notre compte sur les sentiers verts ou bleus (comme les pistes de ski... sauf qu'en ski on fait volontier une piste noire double diamond alors qu'en vélo on se tuerait !). On pédale aussi volontier sur les double tracks (chemins blancs) alors qu'ici les riders trouvent cela beaucoup trop borring...








Avouons que de plus en plus, le but de chaque sortie est de se faire quelques passerelles au passage...











On trouve des sentiers un peu partout, mais la North shore (north Vancouver), Squamish, Whistler, la Sunshine coast et l'Okanagan Valley restent les endroits les plus mythiques. Là, des gens s'occupent de construire les sentiers (passerelles, sauts, virages relevés), plus fous les uns que les autres. Ils créent tout un réseau de pistes cartographiées, leur donnent des noms et des cotations. Plus qu'à créer son propre itinéraire avec des sentiers verts ou bleus (pour moi) quelques tronçons noirs (pour Yvan) et des double tracks pour monter voir la vue !

On monte pas que pour la vue, la descente en vaut toujours la chandelle. Et si on reste parfois bloquer sur certains obstacles...


C'est simplement parce qu'on a pas commencé assez tôt !

En exclusivité pour vous, la dernière vidéo freeride dont tout le monde parle sur la West Coast ;-)


Biking in Heaven
Uploaded by CaroYvano. - Discover the latest sports and extreme videos.

13 octobre 2009

A little bit more about Vancouver

Cela fait 3 mois déjà qu'on est à Vancouver ! On commence a bien connaître la ville et il est temps qu'on vous en dise un peu plus.
Si on veut faire simple, on vous dira simplement que Vancouver, on adore !
On adore par ce que c'est une ville à taille humaine, mais avec tous les avantages d'une grande ville (et oui, on trouve des avantages aux grandes villes maintenant...). Vancouver, c'est trois fois plus petit que Montréal et cinq fois plus grand que Lausanne. C'est une scénique city avec son centre ville entouré par les eaux et aux pieds des montagnes à la fois. L'océan à 2 minutes, les montagnes à 25 minutes, ça explique pas mal pourquoi on aime. Mais, Vancouver s'est aussi un mélange de buildings, de maisons en bois au charme canadien et d'arbres. Downtown Vancouver est quasiment plus impressionnant que le centre ville de Montréal car ici tout s'est construit en hauteur par manque de place entre les montagnes et l'océan. C'est pourquoi la ville se fait appellée parfois glass city; la cité de verre.


Cliquez sur la photo pour visiter Vancouver

Vancouver

29 septembre 2009

Sunshine Coast

Au nord de Vancouver se trouve une côte au nom bien prometteur, la Sunshine Coast. Cette dernière est accessible en ferry seulement, elle est découpée de fjords et de petites îles, et paraît-il jouit d'un microclimat particulier... Elle marque la fin de la civilisation le long de la côte puisqu'il n'y a ensuite aucune route jusqu'à Prince Rupert et la frontière avec l'Alaska.

Rien de tel qu'un weekend de vtt pour découvrir cette belle région. Et oui, on se remet avec plaisir au vélo par ici. Cela fait quelques weekend qu'on pédale et qu'on s'éclate sur les jolis singles trails avec nos nouvelles montures. Je découvre enfin les joies d'un tout suspendu et Yvan s'en donne à coeur joie sur les bim-bam et passerelles en tous genres (le mountain bike est presque un autre sport par ici... ça méritera même un descriptif plus précis! à suivre...).


Malgré tout, il faut quand même pédaler pour mériter ces paysages somptueux et je serre un peu les dents pendant qu'Yvan, avec son entraînement de marathonien, joue les apollons du VTT.

Et puis que demander de plus qu'une belle terrasse au bord de l'eau pour savourer pleinement le microclimat de la sunshine coast avant l'arrivée de l'automne.

15 septembre 2009

Kayaking under the rain

La semaine passée, nous avons eu de la visite montréalaise, Marie-Jo et Nico (again !) de l'hôpital Sainte-Justine. Comme c'était un weekend prolongé, on avait un plan paradisiaque de kayak avec camping sur plage de sable..., mais c'est un peu tombé à l'eau. C'est le moins qu'on puisse dire !

Mais, on a pas renoncé pour autant à braver vagues et marées (et showers périodiques) puisque MJ et Nico étaient venus pour ça ! Et à notre grande surprise, on était pas les seuls à faire du kayak et à camper le long de l'Indian Arm (bras de mer non loin de Vancouver) malgrés le temps pourri.

Malgrés tout, la bonne humeur était de mises chez les courageux kayakeurs !

Le campement a tenu bon, on a pas pu chanter au coin du feu, mais on s'est tenu chaud sous notre petite bâche protectrice.

Après cette petite escapade humide, MJ et Nico, toujours au top de leur motivation, sont partis pagayer sur d'autres eaux avec davantage de soleil heureusement (malgrés encore une belle douche un matin tôt en quittant les Gulf Islands). Ils sont remontés jusqu'à Port Mac Neil où ils n'ont pas vu d'orques, mais des baleines. Et surtout d'où ils nous ont ramené notre voiture ! The car is back, après 6 semaines de réparation !!! Merci encore au courageux conducteur et à sa coéquipière de choc ;-)

8 septembre 2009

Vancouver, beaches city

Il est temps qu'on commence à vous présenter Vancouver. Pas tout à la fois, allons y pendant qu'il est encore de saison, avec les plages... Vancouver est une ville tournée vers l'océan. Le front de mer est bien mis en valeurs avec des plages immences devant la ville, des parcs les pieds dans l'eau, le seawall (la piste cyclable longeant tout le bord de mer), des marinas, etc. De quoi se croire toujours un peu en vacances !

Spanish Beach bien tranquille en cet après-midi de septembre


Tout à l'ouest de la ville, près de l'université, s'étendent les grandes plages telles Spanish, Locarno et Jericho. La vue sur downtown Vancouver y est sublime. Le meilleur endroit pour se baigné à notre goût. La trempette n'était pas si frette d'ailleurs cet été, l'eau devait atteindre les 20-22C°, pas pire !


Locarno Beach à marée basse
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Puis devant chez nous, on trouve Kitsilano beach, Kits beach pour les intimes. Plus achalandée car toute proche de la ville. On ne s'y est même pas encore baigné..., mais on y fait nos séances d'étirements post jogging face à la mer.

On ne peut pas parler de kitsilano beach sans parler de kitsilano pool. Piscine aux dimensions bien étranges ; 137m de longeur. 8 bassins et notre km est envoyé !

Et puis finalement, la plage d'English Bay s'étend devant les grattes-ciels du centre ville. Des milliers de veinards ont donc 365 jours par an (théroriquement parlant) un couché de soleil dans l'océan directement depuis leur fenêtre !

28 août 2009

Swiss' friends in BC

Le weekend passé fut un weekend bien agréable en bonne compagnie. On l'a passé avec des potes suisses du Val-de-Ruz ! Fabio a fait une école d'anglais à Whistler durant 3 mois et sa Liline est venue le rejoindre pour 2 semaines avant de le ramener à la maison. Ils ont passé leur première semaine sur Vancouver Island à la rencontre des orques, quelques jours à Vancouver avec nous et finalement leur dernière semaine à Whistler. Au programme du weekend rando, plage et gastronomie. C'est toujours fou de se retrouvé à l'autre bout du monde, alors on en a bien profité !



Toujours sans voiture... nous avons opté pour une rando accessible en bus, destination Eaggle Bluff, Black Mountain et Cypress mountain, le site olympic pour le snowboard et le ski acrobatique. Après 1200m de dénivelé, la vue sur l'océan était tout simplement superbe. Pour redescendre de là, nous avons fait le triste constation que les cartes de Colombie Britannique ne sont pas beaucoup plus fiables que les québecoises au vu du temps qu'on a mis pour chercher un sentier qui finalement ne semblait pas (ou plus ?) exister.



Rien de tel qu'une petite sieste au soleil !


Le dimanche était plus relax. Grâce mat, beach... Les plus courageuses se sont baignées, enfin trempées (on ne fait jamais des heures dans l'eau par ici...).


Et puis finalement, on a terminé ce beau weekend sur une terrasse au bords de l'eau où on ne s'est privée de rien... Encore un gros gros merci les Piou-Piouts !


Frimeurs at False Creek

16 août 2009

Never Stop Exploring

Devise empruntée à mon nouvel employeur (on a bien voulu m'engager malgré mon anglais petit nègre, mais je vous en parlerai une autre fois), mais à laquelle on adhère bien volontier ! On s'est d'ailleurs fourni en la matière et on est prêt à explorer la "beautifull Britisch Columbia" d'un bout à l'autre !


Mais pour cela... we are missing our car... (toujours en réparation sur Vancouver Island). Heureusement pour nous, Vancouver est pas mal bien fourni en matière de transport en commun et ceux-ci nous amènent presque jusqu' aux pieds des montagnes (pour un prix dérisoire en plus, 2.50$ pour aller à une heure de Vancouver). Bus et vélo, la combinaison gagnante pour s'évader.

Malins, les vancouverois !







Nous voilà donc parti pour un petit hike and run à l'Est de Vancouver sur le "Diez Vista trail".

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Arbres immenses tout de mousse vêtus, le climat humide apporte sa touche personnel à la fôret en BC.


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L'Indian Arm (bras de mer de l'Indien) et tout au fond à l'embouchure, Vancouver (qu'on verrait avec un plus de soleil...).

8 août 2009

Vancouver Island

PART III : KAYAKING

Enfin, voilà la 3e et dernière partie de notre périple sur Vancouver Island. Les réalisateurs en herbes ont pris du temps, ils avaient un peu perdu la main...



Le Johnstone Strait (bras de mer tout au Nord entre Vancouver Island et le continent) est THE place to see the killers whales. On y a donc fait deux jours de kayak à l'affût de tout ce qui bouge. Les orques viennent chaque été jusque dans les eaux froides de ce détroit pour se nourrir de saumons. En effet, des saumons qui sautaient hors de l'eau (de belles pièces qu'on se serait bien fait sur le feu le soir...), on en a vu en masse ! Mais les orques... se sont un peu fait désirer, nous qu'y croyions que ça pullulait dans la région (bon d'accord, on savait qu'on était pas au zoo quand même). On les a quand même vu à deux reprises. Un jour depuis notre kayak à une centaine de mètres nous et un soir depuis la plage où on campait, à peine à 50 mètres de nous. Tout simplement magnifique !

3 août 2009

Vancouver Island

PART II : THE CAR BROKE DOWN

La suite des vacances a été un peu plus mouvementée... Après avoir laissé Nico à Campbell River, nous avons pris la route en direction de North Vancouver Island, le bout du bout (du monde). l'étape du jour (du soir plus précisément) n'était pas si longue, 200km jusqu'à la prochaine ville, mais avec rien de rien entre, juste de la fôret encore et encore. C'est là que notre voiture (qui avait montré quelques signes de faiblesse durant la journée déjà...) a commencé à peiner dangeureusement. Températures anormalement hautes, bruits étranges, plus d'accélération (on peinait dans les montées). Pas de réseau pantoute pour que CAA (le TCS canadien) viennent nous sauvé au milieu de ce no man's land ! Après analyse de deux mécanos à deux balles (nous), on voit que ça surchauffe, mais il ne semble pas manquer d'eau nul part... Alors, continuer ou dormir sur place dans la voiture ? On continue ! Quelques minutes plus tard, la voiture calle complétement et ne veut plus du tout se remettre en marche... Par chance un bon samaritain se penche sur notre problème, essai de nous aider en mettant de l'eau quand même, mais c'est un geyser qui resort du capot ! Il va dans la même direction que nous et nous dépose dans notre B&B 100km plus loin vers minuit. Merci monsieur! Le lendemain, remorquage de la voiture et diagnostique : le moteur est mort, 3500$, notre voiture ne doit même plus valoir ça...



Pour réfléchir gentillement à tout ça, on s'en va quand même faire nos deux jours de kayak, on est venu jusqu'ici pour ça quand même !
Au retour, résolu à abandonner notre cher et tendre sur Vancouver Island (bien qu'on vienne de lui payer la transcanadienne, 5500 km !), on tente un dernier recours auprès de notre extension de garantie qui ne nous a jamais servi à rien. Ensuite, avec notre plaque d'immatriculation du Québec sous le bras (en souvenir !), on commence notre long périple de 2h30 de stop, 4h de bus et 1h40 de ferry pour rentrer chez nous.
Le lendemain, bonne nouvelle, la réparation devrait être pris en charge et commencera mardi (demain !). Ouf, plus qu'à aller chercher la voiture à 7-8h de Vancouver. On ne sait pas encore quand et comment, mais tout est bien qui finit bien !

31 juillet 2009

Vancouver Island

PART I : Hiking

Vancouver Island, île immense (3/4 de la Suisse !) au large de Vancouver. Elle a été le berceau des civilisations indiennes, elle est restée très sauvage, elle est magnifique et terrible à la fois (tempêtes et naufrages sur sa côte Ouest font sa réputation). On en a visité une partie en 2006, on y retourne pour aller plus au Nord cette fois. Direction Nootka Island (une île dans l'île) avec Nico venu nous rejoindre de Montréal pour un trek en terre sauvage accessible seulement par les airs ou par la mer.


3 jours durant, nous avons longé la côte de Nootka island par les plages, les rochers et à travers la forêt. Le west coast weather était au beau fixe avec un brume matinale se dissipant vers midi, des températures estivales qui nous ont permis de faire de (fraîches) trempettes dans l'ocean et un lac, et des couchers de soleil magnifiques.


Les sites de camping étaient tout simplement somptueux et la bouffe pas pire, à part quant on a dû cuisiner à l'eau de mer... En effet, la rivière vers laquelle on avait établi notre camps était complètement salée sur des kilomètres à cause des marées (elle portait pourtant bien son nom "tidal lagoon" = lagune à marée). On a eu un peu soif durant la nuit ;-)



Les tempêtes passées ont fait s'échouer des objets bien curieux, de la côte de baleine, au tibia humain en passant par un bateau à moteur...



Mais malheureusement, on n'a pas croisé celui qu'on voulait croisé. Il ne devait pourtant être loin vu les traces sur le sable entre deux marées...







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Après ces 4 jours de belles balades au dénivelé plutôt négligeable, on a décidé de faire un sommet avant que Nico rentre à Montréal et qu'on poursuive nos vacances de notre côté. Le sommet en question se nommait King Peak et culminait à 2000m, mais comme on était quasi au niveau de la mer... le dénivelé fut conséquent et la vue époustouflante !

Fin de notre périple à trois au "White Spot" (notre St-Hub côte Ouest) de Campbell River. Que des beaux souvenirs ! Reviens nous dire un petit bonjour quand tu veux Nico et sinon rendez-vous sur la côte d'Azur (on ne manquera pas de venir te voir !).

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Vancouver island Hiking