Whistler, backcountry area
La Coast Mountain Range, un petit air de Suisse avec la mer de brouillard...
La Coast Mountain Range, un petit air de Suisse avec la mer de brouillard...
Leçons du week-end:
1. "Pad" n'est pas égal à "Bag", et la prochaine fois nous prendrons notre sleeping PAD aussi.
2. Les sardines, c'est quand même moins bon qu'une fondue.
3. Eole est un dieu qui mérite tout notre respect par ici, surtout quand il arrive en droite ligne de l'Arctique
15h00... lumière du soir sur Howe Sound
Les perturbations venant du Pacifique se succèdent et se ressemblent, du moins pour nous. Mais pour un vrai vancouverois il y a des nuances. Il y a les jours de "heavy rain" que personne n'aime, il y a la "regular rain" qui met du baume au coeur et il y a la "light rain", jour de fête ! Mais en bref, c'est toujours pareil, les perturbations chargées d'humidité du Pacifique viennent heurter les Rocheuses et tout se déversent sur la côte. Les gens d'ici sont passablement habitués, les sportifs s'entrainent sur les terrains détrempés, les voiliers sortent, les bottes de pluie de toutes les couleurs sont très tendance, les cyclistes resemblent à des sacs de plastiques,... Nous ce qu'on aprécie surtout c'est quand ça s'arrête !
Ce qu'on apprécie aussi, c'est que sans s'en être vraiment rendu compte, il a neigé en masse en montagne. Toutes les stations de ski ont ouvert la semaine dernière. Whistler se vante que c'est le "snowiest november ever" avec des records de neige (2m40 de neige à 1600m actuellement, 70 cm en 24h ça fait pas mal en effet). C'est parti aussi pour le ski de fond et la raquette évidemment. Pour la rando, on va attendre un peu puisque la visibilité est passablement faible ces jours... et le danger d'avalanche plutôt fort...
Snowshoes on Mt Seymour
L'éclaircie de la semaine...
La montagne et la côte ; deux saisons différentes
Dernier jog dans Central Park
Me voilà donc en route, j’entre dans la station de métro, il est six heures moins dix, outre quelques rares fêtards avinés et fatigués, des humanoïdes étranges se retrouvent, un dossard sur la poitrine, des collants-moulant, une bouteille de Gatorade à la main. A chaque station, ils sont davantage à envahir la rame de métro, ils n’ont pas vraiment l’air heureux, plutôt soucieux, anxieux. Toute les 5 minutes, ils boivent frénétiquement une gorgée de leur précieux liquide comme si cela allait être la dernière. Soudain, dans un même élan, le flot d’humanoïdes en leggings se déverse dans les rues de Manhattan et se dirige inexorablement vers l’Océan et l'embarcadère des Ferry.
Cela pousse, joue des coudes, personne n'a envie de rester à quai. Nous voici sur le Ferry pour Staten Island avec mes frères d’infortune, pas tant que cela tout de même parce que la fortune il en fallait pour gagner son ticket d’entrée à la loterie, puis après pour s’offrir l’inscription, le trajet et l’hébergement dans la ville de tous les superlatifs. Il y en a tout de même certains qui n’ont pas la même chance que nous qui sont là juste pour profiter de la traversée gratuite. L’un d’eux vient s’asseoir à côté de moi, haleine fétide, anorak qui sent l’urine, désolé, de si bon matin, je dois changer de banc… c’est New York, les Etats-Unis, tout est possible et ce SDF au milieu de nantis au collant moulant high-tech et leur breloque Polar ou Garmin au poignet vient me le rappeler. Cent ans plutôt, ils étaient des dizaine de milliers de toues classes sociales à avoir fait le grand saut et embarquer pour le Nouveau-Monde, des rêves plein la tête, ils avaient vu comme moi ce matin-là, cette statue levant le bras pour les accueillir. C’est fou parce que cela semble si loin, mais c’était hier…
Départ : Verrazano bridge.

C’est notre voyage intérieur qu’il faut gérer, sans boussole ni GPS. Moi, j’ai quand même des balises, je sais que ma chérie m’attend au miles 3, 8, 16 et 24, j’ai pas le droit de me perdre en route, après toutes ces heures où je l’ai abandonnée ou contrainte à m’accompagner me faire la causette en bicyclette, je ne veux pas lui poser un lapin. Pourtant passer la mi-course et le Queensboro Bridge, un col hors-catégorie pour un marathonien, il devient facile de s’égarer. Ces petits riens : cette petite douleur dans le mollet, ce pli dans la chaussette, viennent, à chaque impact sur le sol, frapper à la porte de votre subconscient en lui chuchotant, criant, puis hurlant : « arrête! arrête! arrête! » au fur et à mesure que l’inconfort augmente. Aujourd’hui, il est si facile de rester dans sa zone de confort, bien au chaud dans sa grosse voiture climatisée, on passe au drive-in pour se commander un ca… une boisson brunâtre surdimensionnée et un Bagel. Le soir, c’est la pizza ou le fish and chips qui se font livrer directement dans notre assiette, et quand on a besoin d’un petit peu d’évasion, un bon petit DVD.
Je pense à tout cela pendant que je cours, je refais le monde, c’est ma technique pour détourner mon esprit des petits tracas qui finissent tôt ou tard par arriver, mais je suis déjà dans le Bronx, je tiens mon rythme de croisière, 5 minutes au kilomètre, 8 minutes au miles, alors qu’on vire à 180 degré pour enfin mettre le cap sur Central Park, le parc de la délivrance. C’est dur parce que chacun de mes muscles est tétanisé, parce que chaque bosselette est une montagne, mais le compte à rebours est en marche, chaque pas me rapproche du but et la plupart de ceux qui m’accompagnent ont l’air bien plus mal en point que moi.
Quarantième kilomètre, quarantième rugissant, car on est maintenant dans Central Park, c’est du délire, la foule ondule pour laisser passer ces accros du bitume au bord de l’agonie. Parmi tous ces inconnus, un visage qui m’est familier : «Yes Caro, I am doing it ». Pour être sûr d’épuiser le dernier soupçon d’énergie qui pourrait nous rester, la ligne d’arrivée est au sommet d’une dernière bosse, mais c’est bon, la voici : 3h 28min 47s. I did it !
Pour qui, pour quoi, … pour soi, pour le plaisir, le rêve, le défi, l'envie d'aller plus vite, plus loin, plus haut. C'est un peu pour la même raison qu'il y a deux ans et demi nous avons quitté la Suisse, pour découvrir un autre monde, d'autres cultures, une nouvelle langue, d'autres défis. On a choisi de vivre nos rêves plutôt que de rêver notre vie. Maudit chanceux qu'on est de pouvoir faire cela!
Voilà pour le récit historico-philosophico-sportif de ma course, le plus long article sur ce blog à ce jour, le dernier en ce qui me concerne puisque Carole me confisque le clavier et me dit d'aller écrire un livre à la place.
On monte pas que pour la vue, la descente en vaut toujours la chandelle. Et si on reste parfois bloquer sur certains obstacles...

C'est simplement parce qu'on a pas commencé assez tôt !
En exclusivité pour vous, la dernière vidéo freeride dont tout le monde parle sur la West Coast ;-)
Et puis que demander de plus qu'une belle terrasse au bord de l'eau pour savourer pleinement le microclimat de la sunshine coast avant l'arrivée de l'automne.
Mais, on a pas renoncé pour autant à braver vagues et marées (et showers périodiques) puisque MJ et Nico étaient venus pour ça ! Et à notre grande surprise, on était pas les seuls à faire du kayak et à camper le long de l'Indian Arm (bras de mer non loin de Vancouver) malgrés le temps pourri.

Malgrés tout, la bonne humeur était de mises chez les courageux kayakeurs !
Le campement a tenu bon, on a pas pu chanter au coin du feu, mais on s'est tenu chaud sous notre petite bâche protectrice.
Après cette petite escapade humide, MJ et Nico, toujours au top de leur motivation, sont partis pagayer sur d'autres eaux avec davantage de soleil heureusement (malgrés encore une belle douche un matin tôt en quittant les Gulf Islands). Ils sont remontés jusqu'à Port Mac Neil où ils n'ont pas vu d'orques, mais des baleines. Et surtout d'où ils nous ont ramené notre voiture ! The car is back, après 6 semaines de réparation !!! Merci encore au courageux conducteur et à sa coéquipière de choc ;-)
Tout à l'ouest de la ville, près de l'université, s'étendent les grandes plages telles Spanish, Locarno et Jericho. La vue sur downtown Vancouver y est sublime. Le meilleur endroit pour se baigné à notre goût. La trempette n'était pas si frette d'ailleurs cet été, l'eau devait atteindre les 20-22C°, pas pire !
Locarno Beach à marée basse
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Puis devant chez nous, on trouve Kitsilano beach, Kits beach pour les intimes. Plus achalandée car toute proche de la ville. On ne s'y est même pas encore baigné..., mais on y fait nos séances d'étirements post jogging face à la mer.
On ne peut pas parler de kitsilano beach sans parler de kitsilano pool. Piscine aux dimensions bien étranges ; 137m de longeur. 8 bassins et notre km est envoyé !
Et puis finalement, la plage d'English Bay s'étend devant les grattes-ciels du centre ville. Des milliers de veinards ont donc 365 jours par an (théroriquement parlant) un couché de soleil dans l'océan directement depuis leur fenêtre !
Toujours sans voiture... nous avons opté pour une rando accessible en bus, destination Eaggle Bluff, Black Mountain et Cypress mountain, le site olympic pour le snowboard et le ski acrobatique. Après 1200m de dénivelé, la vue sur l'océan était tout simplement superbe. Pour redescendre de là, nous avons fait le triste constation que les cartes de Colombie Britannique ne sont pas beaucoup plus fiables que les québecoises au vu du temps qu'on a mis pour chercher un sentier qui finalement ne semblait pas (ou plus ?) exister.
Rien de tel qu'une petite sieste au soleil !
Le dimanche était plus relax. Grâce mat, beach... Les plus courageuses se sont baignées, enfin trempées (on ne fait jamais des heures dans l'eau par ici...).
Et puis finalement, on a terminé ce beau weekend sur une terrasse au bords de l'eau où on ne s'est privée de rien... Encore un gros gros merci les Piou-Piouts !
Frimeurs at False Creek
Mais pour cela... we are missing our car... (toujours en réparation sur Vancouver Island). Heureusement pour nous, Vancouver est pas mal bien fourni en matière de transport en commun et ceux-ci nous amènent presque jusqu' aux pieds des montagnes (pour un prix dérisoire en plus, 2.50$ pour aller à une heure de Vancouver). Bus et vélo, la combinaison gagnante pour s'évader.
Malins, les vancouverois !

Nous voilà donc parti pour un petit hike and run à l'Est de Vancouver sur le "Diez Vista trail".
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Arbres immenses tout de mousse vêtus, le climat humide apporte sa touche personnel à la fôret en BC.
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L'Indian Arm (bras de mer de l'Indien) et tout au fond à l'embouchure, Vancouver (qu'on verrait avec un plus de soleil...).