29 mai 2010

Okanagan Valley

A 4-5h à l'Est de Vancouver, à l'intérieur des terres entre la chaîne côtière et les Rocheuses se trouve une vallée au climat plus méditerranéen que canadien. Une vallée fertile reconnue pour ses vignes et ses fruits et aux noms de villages enchanteurs tel Summerland ou encore Peachland. Bref, la destination idéale était toute trouvée pour ce weekend prolongé, non pas de Pentecôte, mais de la reine Victoria pour nous ! Au programme bike and wine tasting avec nos amis australiens, Elliot et Suzanne qui, comme nous, quittent Vancouver dans 2 mois pour rentrer chez eux à Melbourne.


Pédaler dans les pinèdes aux sons des criquets et dans les forêts carbonisées par les feux qui font rage chaque été faisait contraste avec nos habituels sentiers de la Wet Coast ! Les vététistes semblent un peu moins fous aussi et les sentiers n'étaient pas des parcours d'obstacles, pour le plus grand plaisir de Suzanne et moi !


Dans l'Okanagan Valley, l'après VTT se fait sur les terrasses des "vineyards" (on ne descend pas dans les caves ici... et comme le dit Elliot, ils feraient peut-être mieux d'investir dans leur vin que dans leurs somptueuses terrasses). VTT, gastronomie, terrasses ensoleillées... il y a pire dans la vie, on attendra quelques mois pour déguster la petite Arvine !

21 avril 2010

The Grind

Avec le printemps qui revient, le Grind est à nouveau pris d'assaut, ce sont des centaines de personnes par jours qui transpirent, qui souffrent, qui le maudissent, mais qui reviennent encore et encore. Il est temps qu'on vous présente THE Grind, une institution ici à Vancouver, pour ne pas dire un Mythe...


Le Grind, c'est le sentier pour monter à Grouse Mountain, c'est 900m de dénivellé en 3km. Croyez nous, c'est raide, très raide, horriblement raide ! C'est un entrainement efficace à coups sûr et ça se sait. Sur, le Grind, tu n'es jamais seul, il se monte avant d'aller au boulot, pendant la journée, au coucher du soleil, en tout le temps... Les sportifs se comparent d'après leur temps sur le Grind et chacun connait son chrono à la minutes près. On peut même s'acheter une carte à puce pour se chronométrer (borne au départ et à l'arrivée) et les temps de chacun passent en boucle au sommet de la montagne (au sommet; resto, piste de ski et autres animations en été). Le records de la montée est établit à 27 minutes. On arrive pas vraiment à imaginer le gars, il doit pas courir mais voler. Pour nous impossible de courir ou presque. Pour moi, c'est environ 1h et si je veux descendre de quelques minutes sous l'heure, je crache mes poumons le long du chemin, j'ai les jambes qui brûlent et j'ai envie de me coucher derrière un arbre à chaque virage. Yvan le fait sous les 50 minutes, mais je sais pas son état en haut... Il a 10 minutes pour faire semblant que rien ne sait passer...


De Grouse Mountain, la vue est magnifique et, en été, rien de tel que boire un verre ou manger sur la terrasse avec vue sur la ville. Après l'effort, le réconfort.



3 avril 2010

Rockies and the Canadian Dream

Clichés…

Vous les connaissez puisque avec les JO vous y avez sûrement eu droit à toutes les sauces. Maintenant que le compte à rebours à commencer et qu’il a même sérieusement tendance à s’accélérer, il est temps de faire les comptes pour nous.

Le Hockey c’est fait, on a quelques match de NHL à notre actif aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est. Le traîneau à chien et la motoneige aussi, nous avons sillonné des dizaines de km à travers les étendues sauvages du Nord-Québecois. Les -30°, c’est fait, mais cela fait déjà un bout de temps, on se rappelle même plus comment ça fait vu que cet hiver, on a passé sous le point de congélation qu’à 2-3 reprises avant noël.

Restait l'héliski... depuis 2 ans et demi que cela nous trottait dans la tête, le prix, l'éloignement nous avait refroidi, mais cette fois, à peine 1000 km de route, bientôt temps de solder notre compte bancaire canadien… plus possible d’y renoncer.

En route pour les Rocheuses! Que Saint-Subaru soit avec nous…

Sur le trajet qui est magnifique, on se rend vite compte que nous devrons aussi compter sur la bienveillance du Dieu de la Neige… vous vous en êtes aperçu il y a quelques semaines, cet hiver a été très clément et pas très enneigé. Heureusement, une dernière livraison a eu lieu il y a une semaine, alors on garde espoir.

Le premier jour, on se réveille un peu avec la gueule de bois… Carole à la mauvaise idée de consulter le website météo et de découvrir que 2 Français sont morts la veille dans une avalanche en train de faire de l’héliski à une centaine de kilomètres de là… ensuite lors du briefing, on nous apprend comment monter et descendre de l’hélico sans se faire couper la tête, comment briser la fenêtre et couper l’alimentation en carburant lors d’un crash… et pour garnir le tout, il neige, le ciel est bouché… Heureusement, nos incantations ont été entendues pour le reste de la semaine.


La stabilité du manteau neigeux ne nous a pas permis d’aller taquiner les pentes les plus vertigineuses, mais bon… on préférait rester en vie et se régaler de poudreuse, de soleil et de fun… sur plus de 25'000 m de déni en 3 jours et demi, pas pire ! De plus, nous le petit couple Suisse SDF avons été pris sous l’aile d’un buisnessman torontois (qui avait compris que la tirelire était cassée) et qui partageait quotidiennement, avec nous et ses amis, les bonnes bouteilles de la cave du lodge pour accompagner les bons petits repas, pas pire…

Pour le retour, on a pris le chemin des écoliers, histoire d’ajouter un autre des must du Canada à notre carnet de route: la Icefield Parkway, ou route des glaciers, qui chemine entre 1500 à 2000m d'altitude entre d’impressionnant pics qui laissent apprécier le fameux processus géologique de la sédimentation cher à Carole (j'avais oublié que j'avais marié une géographe Dr ès sédimentation...) et des glaciers majestueux. A couper le souffle!

Et nous revoici chez nous, Saint-Subaru a été avec nous… le levier de vitesse ne s’est « dévissé » que 3 jours après notre retour !

Cliquer sur la photo pour en voir plus des Rocky Mountains.

Rocky Mountains

8 mars 2010

In the mountains

La saison de rando bat son plein en ce début de printemps. Mais les débuts n'ont pas été si évidents... Il faut tout d'abord trouver des itinéraires dans une région qu'on connaît peu, que ce soit les livres ou internet, tout est très approximatif. Il faut ensuite trouver la carte, étape encore un cran plus difficile (les cartes topo ne se trouvent pas dans les magasins, il faut les commander, les voir sur internet,...). Une fois la carte en main, hélas les détails et la précision sont bien différents de ce dont nous avions l'habitude (les cartes topo ne comprennent ici que les courbes de niveau et les cours d'eau, pas de sentier ou chemin forestier, ni, ce qui est le plus effrayant, la moindre indication de rochers ou de falaises,...). Bref, l'aventure commence bien avant que nous ayons chaussé nos skis ...

Mt Rohr, Duffey Lake area


Les possibilités ne manquent pas, mais la Colombie Britannique c'est immense et sauvage ! Les villages dans les montagnes se comptent sur les doigts d'une main, comme les randonneurs qu'on croise ! Il y a très peu de cabanes, et quand il y en a, le mot cabane prend tout son sens et les cabanes Suisses passent pour des palaces. Les approches peuvent être vraiment longues et la seule façon d'y remédier et de camper ou de faire une partie en motoneige (non, je n'ai pas cédé aux argument d'Yvan pour l'achat d'une moto-neige!). Bref, tout est un peu plus compliqué...


Decker Mountain, Whistler area

Pour palier aux difficultés, on a rejoint le BCMC (British Columbia Mounteraining Club) et surtout on a décidé de devenir "moderne" en s'achetant un GPS. Mais par contre, on n'a pas franchi le pas de l'overnight trip à la canadienne...


Nos compagnons d'un jour passent la nuit sur Cayoosh Mountain alors qu'une partie du groupe (dont nous) rejoignent la vallée et un confortable B&B avec hot tub...


En direction de Cayoosh Mountain avec le BCMC


On the top of Cayoosh, Duffey Lake area

Comme disait un grand sage ; "La montagne est belle, mais elle est dure !" et il nous arrive parfois de nous égarer un peu de l'itinéraire voulu, de devoir faire quelques acrobaties sur le parcours ou encore de devoir renoncer au sommet (par cause de mauvais temps, de vent trop violent ou autre).

Pris dans les méandres de Joffre creek au retour de Cassiope Peak qu'on n'a jamais atteint à cause du mauvais temps qui s'est levé plutôt que prévu.

22 février 2010

Plus vite, plus haut, plus fort

Voilà 10 jours que Vancouver s'est transformé en crazy city, 10 jours que des milliers d'athlètes essaient d'aller plus vite, plus loin et plus haut, 10 jours qu'on ne parle plus que des Jeux évidemment. En ville, on porte les couleurs de sa nation et on fait la queue pour tout et ce pour plusieurs heures. Les pavillons/maisons des pays sont prises d'assaut avec des queues de 1 à 2 heures pour entrer. A la maison suisse aussi la fondue ou les macaroni du chalet se méritent... en heure d'attente !
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La maison suisse

Pour notre part, l'expérience olympique à débuté avant l'heure avec la répétition générale de la cérémonie d'ouverture. Spectacle magnifique, même si on a eu droit à une heure de défilé des athlètes, mais sans les athlètes...

Le prochain rendez-vous était à Cypress Mountain pour le boardercross féminin et on a bien failli ne pas y aller car 4000 billets debout ont été annulés à la dernière minute (dont les nôtres...) en raison du terrain trop humide. Heureusement après quelques heures scotché derrière nos ordi, on a trouvé un revendeur hônnete de places dans les gradins. C'est sous une pluie à boire debout qu'on quitte Vancouver de bon matin (6h!) car on doit être sur le site de compétition 2-3 heures avant l'évènement. Arrivé à Cypress, la pluie se calme, mais le brouillard est à couper au couteau. Le départ sera repoussé de 2 heures, le temps de repèrer les autres supporters suisses dont ceux avec un accent bien familier venus encourager Melie et Olivia (de la Tchaux bien entendu !)


Quelques heures avant le départ, on peine même à voir l'écran géant...

La journée est forte en émotions. Le fait d'être sur place, de connaîtres deux athlètes et de vibrer aux côtés des supporters directs de Melie (sa famille, sa coach mental, son osteo,...) déculpe la joie et... la décéption aussi. Après 3 runs magnifiques avec de loin le plus beau style, c'est le hic, la fraction de seconde qui ruine le rêve olympique d'un athlète. L'ambiance baisse d'un ton dans le fan's club..., mais on continue de sautiller Olivia est en finale et à l'arrache gagne sa médaille ! Mais, on les aurait tellement vu les deux en finale... En ce qui concerne la championne olympique (puisqu'on s'est quand même fait aussi un petit drapeau canadien sur une des joues...), elle habite à North Vancouver.

Melie avant la compétition et sur le dernier jump de folie (au moins 3 mètres de haut !)


Ensuite direction la Canada Hockey Place pour encourager l'équipe de Suisse jouant contre la Norvège. Après un super macht contre le Canada (on aurait bien voulu leur clouer le bec, mais tant pis), le match contre la Norvège fut bien difficile. Victoire en prolongation et la suite demain à midi contre la Biélorussie. Grâce à un de ces collègues Yvan va les encourager et voir peut-être enfin les Suisses aller en quart de finale !

Canada Hockey place

Encore 6 jours de folie et puis il sera temps qu'on se repose nous aussi. Les Jeux, ça fatigue entre TV, concerts, et autres "party" en ville ou à la maison, il est bien difficile de se lever pour aller bosser ces derniers matins...
Et pendant qu'ils essaient d'aller encore plus haut, plus loin et plus vite, il y en a un qui a misé sur le PLUS TÔT !



Pour plus de photos des JO, cliquez sur le lien en haut à droite du blog (les coulisses des jeux).

28 janvier 2010

JO-15...


J-15... On est cette fois-ci bel et bien en mode "olympique". Non pas qu'on en parlait pas avant, mais là c'est l'accélération, le sprint final. Les chapiteaux et autres écrans géants se dressent un peu partout en ville, certaines rues et routes (et même montagnes) ferment. Tout le monde se demande comment se déplacer à Vancouver durant le prochain mois, certaines écoles et Universités ne se posent même pas la question, elles ferment leurs portes pour les 2 semaines des Jeux !


Whistler : Ski alpin, bob, luge, skeleton.

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A deux semaines du but, même les plus réfractaires retrouvent la motivation et la fierté d'accueillir les Jeux, mais il y en a eu des polémiques ces 6 derniers mois... Et oui la machinerie Olympique n'est pas que "Amour du sport et rassemblement des Peuples", on a pu guigner un peu à l'envers du décors et voir qu'une telle organisation ne fait évidement pas toujours l'unanimité des gens sur place (en fait oui, mais certains rigolos aimeraient accueillir 500.000 visiteurs et avoir des caméra du monde entier braquées sur leur région sans changer leur petites vie d'un brin...). Évidement, le transport va être un problème ou même un enfer paraît-il (sécurité oblige...), évidement les millions dépensés peuvent paraître... disproportionnés, évidement c'est un gros business et le fric investis et attendu en retour gâche un peu l'esprit des Jeux... C'est clair qu'on s'en rend moins compte derrière sa télé en regardant des JO à l'autre bout du monde que quand on est sur place. Sur place, on peut voir que des gens se sont fait (ou ont risqué de se faire) virer de leur appart car des proprio essaient de sous-louer leurs biens durant les JO: 10 000 à 20 000 $ les 2 semaines! Le prix moyen d'un nuit à Vancouver ou à Whistler durant les Jeux est à plus de 300$ par personne. Les prix au resto prennent l'ascenseur. Les billets pour les Jeux ont commencé à se vendre une année et demi à l'avance (par phase), il a fallu être extrêmement chanceux ou avoir un porte monnaie bien rempli pour en obtenir. Non, ce n'est pas complétement vrai, il y avait bien des billets à moins de 100$ pour voir le curling ou certaines courses de ski de fond. Mais ce qui fait le plus rêver (ski, patinage, cérémonie d'ouverture) se vendaient entre 250 et 1000 $. Maintenant, il se vendent au marché noir, environ 4x plus cher... Il y toujours une annonce pour une loge pour la finale de hockey à 27 000$, avis aux amateurs ! Mais même si vous avez un compte en banque bien rempli, le tout est d'avoir une carte VISA, sponsoring oblige, impossible d'acheter la moindre chose liée au JO sans cash ou VISA... quand à boire autre chose que du coca sur un site olympique, ça va être difficile aussi. Le monopole des sponsors devient ridicule par ici.

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Callagan valley : Ski de fond, biathlon et saut à ski


Pour notre part, on est ready, on a visité quasi tous les sites olympiques, du ski de fond dans la magnifique Callagan valley au patinage de vitesse sur l'anneau de Richmond (on n'a pas rigolé sur ces patins à longue lames plates, on avait l'air de vrais débutants). On a été assez chanceux et on a nos billets en poche (boardercross, match de hockey et cérémonie de remise de médaille) de Lambiel. On est prêt à fêter les médaille suisses à la "house of Switzerland" non loin de chez nous et à profiter des nombreux concerts gratuits, feux d'artifices et autres spectacles des olympiades culturelles qui accompagnes les Jeux. Sur Grandville Island va se trouver "la place de la francophonie" avec justement la maison suisse et plein de spectacles et concerts mettant le français à l'honneur (la langue française est une bataille de chaque jour dans ce grand pays qui se veut bilingue). Le Québec va être à l'honneur et on a déjà hâte d'aller voir "Mes Aieux", "Les Cowboys fringants", " les 3 accords", Garou et compagnie...
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Richmond : patinage de vitesse


Actuellement, la préoccupation principale à Vancouver, c'est la température... Il fait environ 10°c depuis quasi un mois et les montagnes environnantes font grises mines au propre comme au figuré. A Cypress Mountain, les grands moyens sont en œuvre. La station a fermé ses portes au public il y a deux semaines, bien avant la date prévue. Ils sont en train de rassembler la neige des montagnes environnantes par trax, mais aussi par hélicoptère! Il la protège avec des bâches pour ne pas qu'elle fonde... Opérations à coût de millions pour l'or blanc ! Paraît que c'est la faute à El Niño...




Cypress Mountain (mais pas en ce moment...) : snowboard et ski acrobatique.


Vancouver : Cérémonies, hockey, patinage, curling, short track.

11 janvier 2010

Doux hiver...

L'hiver se fait très doux par ici. Plus doux que la normale... donc très très doux après deux hivers québecois. Les températures sont montées jusqu'à 11 degrés cette semaine de quoi sortir les vélos sans paraître plus bizarres que ceux qui vont en ski de fond, d'ailleurs les plus bizarres, eux, étaient en planche à voile...




A J-31 avant les JO, une vague de froid serait bien appréciable... Il pleut (et ce quasi tous les jours !) jusqu'à 1500m et la neige disparaît à vue d'oeil. Cypress Mountain (snowboard et ski acrobatique) a bien mauvaise allure. Neige de printemps et taches d'herbe.


Cypress dans de meilleures conditions au mois de novembre qu'au mois de janvier !


Quant à Whistler, la neige continue à tomber en masse, du moins dans la partie supérieure (le village, à 600m, est sous la pluie aussi, bien qu'à l'intérieur des terre, la limite pluie-neige soit moins élevée). Bref, la poudre est là quelque part, mais il faut aller la chercher tellement haut qu'on commence à envisager l'hélico...


Whistler, sommet des pistes !

22 décembre 2009

Merry Christmas and Happy New Year

L' Inukshuk de Whistler Peak

Pour le temps des fêtes, quelques images hivernales de Whistler et de la la chaîne cotière des Rockies. On a pas le temps d' écrire tout un roman car on va bientôt prendre notre avion pour la Suisse, mais quand même on vous souhaite à tous un Joyeux Noël et all the best for 2010 !


Whistler, backcountry area


La Coast Mountain Range, un petit air de Suisse avec la mer de brouillard...

6 décembre 2009

Backcountry skiing

Le soleil rayonne depuis plus d'une semaine ! Impossible de ne pas sortir les peaux, même si on sait que la poudre ne sera pas au rendez-vous. On en a déjà fait la constatation il y a une semaine lors de notre première sortie en rando; une belle croute glacée jusqu'à plus de 2000m (et il est difficile de monter plus haut par ici). La pluie puis le froid ont eu raison de la belle neige tombée à mi-novembre, mais tant pis le soleil est là et l'appel de la montagne se fait sentir. On s'en va pour notre premier weekend en cabane, la "Elfin Lake hut".


Samedi matin 6h, première étape de la journée; le Starbuck, le roi du petit déjeuner rapide, puis direction le Garibaldi Park. La grimpette du samedi est plutôt tranquille, 3 heures pour rejoindre notre petite hutte. Mais pas envie de traîner puisque les places sont comptées ! 30 lits et pas de réservation possible. Premier venu, premier servi. Pas de souci, on a eu notre lit, du temps en masse pour faire de la lecture, une petite sieste,... et un peu de voc d'anglais : un "sleeping pad" n'est pas un "sleeping bad" et non il n'avait pas de faute d'orthographe dans le livre ! Tant pis on dormira à même le bois.


Le soleil se couche, nos voisins commencent à préparer le souper du soir... "la fondue est prête" lance l'un d'eux... une angoisse profonde surgit au fond de nous. Le fromage, bien sûr si c'est pas moi qui l'ai c'est mon amour... mais quand on est deux à se dire la même chose... on finit avec une boîte de sardine, du pain et un morceau de concombre. La bouteille de blanc... trop la honte pour la boire avec notre repas de misère! Après quelques discussions avec les gens du coin sur les endroits cool pour faire du ski, du cat-ski et de l'héli-ski, il est temps de rejoindre notre lit et son matelas 100% pur bois... pas si pire finalement, surtout quand on regarde par la fenêtre les deux couples qui dorment sous tente!


Debout aux aurores, c'est la grande motive, ou la réjouissance de quitter le lit peut-être, mais nous voilà d'attaque pour "Diamond Head": un sommet à 2000 m d'altitude duquel on peut contempler le "Howe Sound fjord" en contre-bas. Le soleil est toujours de la partie accompagné d'un ciel bleu cristallin, mais un invité inattendu s'est joint à eux: un fucking damn wind en provenance directe de l'Arctique nous transperce. A quelques 400m du sommet, on capitule et on fait demi tour, le vent souffle à nous foutre parterre, le bout du nez a une drôle de couleur blanche...


Leçons du week-end:
1. "Pad" n'est pas égal à "Bag", et la prochaine fois nous prendrons notre sleeping PAD aussi.
2. Les sardines, c'est quand même moins bon qu'une fondue.
3. Eole est un dieu qui mérite tout notre respect par ici, surtout quand il arrive en droite ligne de l'Arctique


15h00... lumière du soir sur Howe Sound

21 novembre 2009

Wet Coast

On savait que ça viendrait, on était prévenu... Mais on se demandait si c'était vraiment si pire... Ben oui, ça l'est ! Maintenant on se demande si c'est possible que ça s'arrête un jour ! Est ce que le soleil existe encore sur cette terre ? Cela fait un mois que le temps d'automne s'est abattu sur la côte Ouest. Il ne pleut pas tous les jours, ni peut-être toute la journée..., mais quand même il tombe beaucoup beaucoup d'eau et c'est vraiment vraiment gris !


Les perturbations venant du Pacifique se succèdent et se ressemblent, du moins pour nous. Mais pour un vrai vancouverois il y a des nuances. Il y a les jours de "heavy rain" que personne n'aime, il y a la "regular rain" qui met du baume au coeur et il y a la "light rain", jour de fête ! Mais en bref, c'est toujours pareil, les perturbations chargées d'humidité du Pacifique viennent heurter les Rocheuses et tout se déversent sur la côte. Les gens d'ici sont passablement habitués, les sportifs s'entrainent sur les terrains détrempés, les voiliers sortent, les bottes de pluie de toutes les couleurs sont très tendance, les cyclistes resemblent à des sacs de plastiques,... Nous ce qu'on aprécie surtout c'est quand ça s'arrête !


Ce qu'on apprécie aussi, c'est que sans s'en être vraiment rendu compte, il a neigé en masse en montagne. Toutes les stations de ski ont ouvert la semaine dernière. Whistler se vante que c'est le "snowiest november ever" avec des records de neige (2m40 de neige à 1600m actuellement, 70 cm en 24h ça fait pas mal en effet). C'est parti aussi pour le ski de fond et la raquette évidemment. Pour la rando, on va attendre un peu puisque la visibilité est passablement faible ces jours... et le danger d'avalanche plutôt fort...

Snowshoes on Mt Seymour

L'éclaircie de la semaine...

La montagne et la côte ; deux saisons différentes